Réagir aux événements adverses liés à l'immunité : reconnaître et traiter les irAEs

Quand un traitement contre le cancer active le système immunitaire pour qu’il attaque les cellules tumorales, il peut aussi le faire contre les cellules saines. Ce phénomène, appelé événement adverse lié à l’immunité (irAE), est devenu courant avec l’essor des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICIs). Ces médicaments, comme l’ipilimumab, le nivolumab ou le pembrolizumab, ont révolutionné la prise en charge de nombreux cancers - mélanome, cancer du poumon, rein, etc. - mais ils viennent avec un coût : des réactions auto-immunes inattendues.

Qu’est-ce qu’un irAE ?

Un irAE, c’est une réaction inflammatoire ou auto-immune déclenchée par le traitement. Le système immunitaire, trop stimulé, ne distingue plus les cellules cancéreuses des cellules normales. Résultat : des dommages dans des organes sains. Ces effets peuvent toucher presque n’importe quelle partie du corps : la peau, les intestins, les poumons, la thyroïde, le foie, le cœur, ou même le cerveau.

Les données montrent que 83 % des patients sous inhibiteur anti-CTLA-4, 72 % sous anti-PD-1, et 60 % sous anti-PD-L1 développent au moins un irAE. La plupart apparaissent dans les trois premiers mois de traitement, mais certains se déclenchent des mois après l’arrêt du médicament. Ce n’est pas une simple réaction allergique. C’est une maladie auto-immune provoquée par le traitement.

Quels sont les signes les plus fréquents ?

Les trois types d’irAEs les plus courants sont digestifs, endocriniens et cutanés.

  • Colite : diarrhée, douleurs abdominales, sang dans les selles. C’est l’irAE le plus fréquent après l’ipilimumab.
  • Thyroïdite : fatigue, perte ou prise de poids, palpitations. La thyroïde peut devenir hyperactive ou hypothyroïdienne. Ce n’est pas une infection : c’est une destruction de la glande par les lymphocytes.
  • Dermatite : éruption cutanée, démangeaisons, peau sèche ou desquamée. Souvent bénigne au début, mais peut s’aggraver rapidement.

Les manifestations plus rares mais plus dangereuses incluent la pneumonite (toux, essoufflement), l’hépatite (jaunisse, fatigue intense), la myocardite (douleur thoracique, arythmie), et la neurotoxicité (faiblesse, engourdissement, troubles de la marche). La myocardite, bien que rare, a un taux de mortalité de 2,7 % chez les patients touchés.

Comment les classifie-t-on ?

Pour décider du traitement, les médecins utilisent le système CTCAE (Common Terminology Criteria for Adverse Events). Il divise les irAEs en quatre grades :

  • Grade 1 : symptômes légers, pas de gêne. Généralement surveillés sans arrêter le traitement.
  • Grade 2 : symptômes modérés, qui gênent la vie quotidienne. Le traitement par ICI est interrompu.
  • Grade 3 : symptômes sévères, nécessitant une hospitalisation. Arrêt définitif de l’ICI.
  • Grade 4 : vie en danger. Urgence médicale absolue.

Le grade détermine la vitesse d’intervention et le type de traitement. Un simple érythème de la peau peut être un Grade 1. Une diarrhée à 7 selles par jour, c’est un Grade 3. Ne pas confondre les degrés, c’est ce qui sauve des vies.

Médecin équilibrant un cancer et un corticoïde, avec un calendrier des symptômes en lignes géométriques.

Comment les traite-t-on ?

Le pilier du traitement, c’est la corticothérapie. Mais la dose et la voie d’administration dépendent du grade.

Pour les Grade 2 et 3, on commence par de la prednisone orale, à raison de 1 mg par kilo de poids par jour. Le traitement de l’ICI est suspendu. On attend que les symptômes redescendent à un Grade 1 avant de reprendre. Et là, la patience est cruciale : le sevrage des corticoïdes doit être progressif, sur 4 à 6 semaines. Si on les arrête trop vite, les symptômes reviennent - parfois plus forts.

Pour les Grade 3 et 4, on passe à l’urgence : on administre du méthylprednisolone par voie intraveineuse, jusqu’à 1 gramme par jour pendant 3 jours. Ensuite, on continue par voie orale, à dose élevée. Le but : éteindre l’incendie immunitaire avant qu’il n’endommage un organe de manière irréversible.

Et si les corticoïdes ne marchent pas ? On parle alors de cas réfractaires. On passe à d’autres immunosuppresseurs : l’infliximab (qui bloque le TNF-alpha), la mycophénolate, l’IVIG (immunoglobulines intraveineuses), ou même la cyclophosphamide. Pour la colite réfractaire, le vedolizumab - un médicament ciblant spécifiquement les lymphocytes intestinaux - montre des résultats supérieurs à l’infliximab dans les études récentes.

Est-ce que ça nuit à l’efficacité du traitement contre le cancer ?

C’est une question que tous les patients se posent : « Si je prends des corticoïdes, est-ce que le traitement contre mon cancer va moins bien marcher ? » La réponse, aujourd’hui, est claire : non.

Des études sur des milliers de patients, publiées dans Cancer Therapy Advisor et Journal of Clinical Oncology, montrent que le fait de traiter un irAE avec des corticoïdes ou d’autres immunosuppresseurs n’altère pas la réponse tumorale. Même dans les cas de myocardite ou de pneumonite sévère, les patients qui ont reçu un traitement rapide ont eu autant de chances de survie que ceux qui n’ont pas eu d’irAE.

Le mythe selon lequel « il faut éviter les corticoïdes pour ne pas affaiblir l’effet de l’immunothérapie » est désormais démenti par les données. Le vrai risque, c’est de ne pas traiter assez vite.

Qui doit être impliqué dans la prise en charge ?

Un irAE ne se gère pas seul. Il faut une équipe.

  • Un endocrinologue pour la thyroïde ou l’hypophyse.
  • Un gastro-entérologue pour la colite.
  • Un pneumologue pour la pneumonite.
  • Un neurologue pour toute atteinte nerveuse - et il faut les consulter dans les 24 heures, car les signes neurologiques peuvent évoluer en quelques heures.
  • Un cardiologue pour toute suspicion de myocardite.

Les centres spécialisés, comme MD Anderson, ont créé des équipes dédiées aux toxicités immunitaires. Elles sont présentes 24h/24, 7j/7. Dans les centres communautaires, où ces équipes n’existent pas, les complications sévères sont 37 % plus fréquentes.

Équipe médicale géométrique connectée à un patient, avec triangles rouges d'alerte pour une prise en charge rapide.

Les nouvelles avancées en 2025

La recherche avance vite. En 2024, la Société pour l’immunothérapie du cancer (SITC) a mis à jour ses recommandations pour inclure le vedolizumab comme traitement de première ligne pour la colite réfractaire. Son efficacité est de 68 %, contre 52 % pour l’infliximab.

Des biomarqueurs prédictifs sont en cours de validation. Une étude publiée dans Nature Medicine en 2023 a montré que des niveaux élevés d’IL-17 dans le sang avant le traitement (supérieurs à 5,2 pg/mL) prédisent un risque 4,7 fois plus élevé de développer un irAE sévère. Ce test, encore expérimental, pourrait un jour permettre de choisir les patients les plus à risque avant même de commencer le traitement.

Les plateformes électroniques comme Epic ont intégré des alertes automatiques dans les dossiers médicaux. Si un patient signale une diarrhée ou une toux persistante, le système envoie une alerte à l’équipe médicale et propose une consultation spécialisée dans les 24 heures.

Les défis humains

Derrière chaque irAE, il y a un patient qui souffre. Et les traitements ont leurs propres effets secondaires.

Les corticoïdes, même pris à bon escient, causent de l’insomnie (72 % des patients), une prise de poids (65 %), des sautes d’humeur (58 %), et une fragilité osseuse. Beaucoup arrêtent le sevrage trop tôt parce qu’ils ne supportent plus ces effets. C’est une erreur. Le sevrage doit être guidé, pas abandonné.

Une enquête de l’Oncology Nursing Society montre que 79 % des infirmiers estiment que les patients ne comprennent pas l’urgence de signaler les premiers signes. Une simple diarrhée de deux jours, un érythème léger, une fatigue inhabituelle - ce sont les premiers signaux. Attendre trop longtemps, c’est courir le risque de passer d’un Grade 1 à un Grade 4 en quelques jours.

La Société européenne d’oncologie médicale (ESMO) lance en 2024 des supports pédagogiques en 15 langues. Parce que comprendre les signes d’un irAE, c’est aussi savoir quand appeler son médecin - et pas attendre le prochain rendez-vous.

Que faire si vous êtes en traitement ?

  • Connaître les signes d’alerte : diarrhée, toux, fatigue extrême, éruption, palpitations, douleur thoracique, troubles neurologiques.
  • Ne pas attendre. Signaler immédiatement tout changement inhabituel.
  • Ne pas arrêter les corticoïdes vous-même. Le sevrage doit être progressif et supervisé.
  • Conserver une liste des médicaments pris et des effets observés. Cela aide les médecins à faire le lien.
  • Ne pas confondre un irAE avec une infection. Un médecin doit toujours exclure une cause infectieuse avant de diagnostiquer un irAE.

Les irAEs ne sont pas une faiblesse du traitement. C’est la preuve que le système immunitaire fonctionne. Le défi, c’est de le contrôler sans l’éteindre. Avec une bonne détection, un traitement rapide, et une équipe bien coordonnée, 85 à 90 % des irAEs peuvent être maîtrisés. Et la plupart des patients reprennent une vie normale - sans compromis sur leur lutte contre le cancer.

Les irAEs peuvent-elles apparaître après l’arrêt du traitement ?

Oui. Bien que la majorité des événements adverses liés à l’immunité surviennent dans les trois premiers mois de traitement, certains peuvent se manifester des mois, voire plus d’un an, après l’arrêt des inhibiteurs de point de contrôle. C’est particulièrement vrai pour les atteintes endocriniennes comme l’hypothyroïdie ou la hypophysite, qui peuvent devenir chroniques. Il est essentiel de rester vigilant même après la fin du traitement.

Faut-il arrêter définitivement l’immunothérapie si un irAE survient ?

Cela dépend du grade et de l’organe touché. Pour les Grade 1, le traitement peut souvent continuer avec surveillance. Pour les Grade 2, il est interrompu jusqu’à la résolution. Pour les Grade 3 et 4, l’arrêt définitif est généralement recommandé, sauf dans des cas très spécifiques et sous surveillance étroite. La décision se prend toujours en équipe, en pesant le risque de récidive tumorale contre la gravité de l’irAE.

Les corticoïdes rendent-ils le cancer plus agressif ?

Non. De nombreuses études, y compris des analyses de grandes cohortes de patients publiées dans le Journal of Clinical Oncology, ont montré que l’utilisation de corticoïdes pour traiter les irAEs n’affaiblit pas l’efficacité des inhibiteurs de point de contrôle. Au contraire, ne pas traiter un irAE sévère peut compromettre la survie du patient - bien plus que les corticoïdes eux-mêmes.

Quand faut-il consulter un spécialiste pour un irAE ?

Dès que les symptômes atteignent le Grade 2 ou plus, une consultation spécialisée est recommandée. Pour les atteintes neurologiques, cardiaques ou pulmonaires, même un Grade 1 nécessite une évaluation rapide. Les centres de référence insistent sur un délai de 24 heures pour les Grade 3-4. Une prise en charge tardive augmente le risque de dommages permanents ou de décès.

Les irAEs peuvent-elles devenir chroniques ?

Oui. Environ 10 à 15 % des patients développent des effets secondaires persistants, notamment des troubles endocriniens comme une hypothyroïdie ou une insuffisance surrénale, qui nécessitent un traitement hormonal à vie. Certains cas de colite ou de pneumonite peuvent aussi devenir chroniques, nécessitant un suivi à long terme et parfois une immunosuppression prolongée. Le suivi médical ne s’arrête pas à la fin du traitement.

14 Commentaires

Charles Goyer
Charles Goyer
  • 12 janvier 2026
  • 17:55

Je trouve ça incroyable qu’on puisse déclencher une maladie auto-immune pour tuer un cancer… mais bon, si c’est le seul moyen, je prends.
Le pire, c’est quand t’as une éruption de grade 1 et que t’as peur de dire quoi que ce soit parce que t’as peur qu’ils arrêtent le traitement.
On est tous des cobayes à la mode.
Et pourtant, on a pas le choix.

jacques ouwerx
jacques ouwerx
  • 12 janvier 2026
  • 21:53

Je suis médecin, et je te dis franchement : si tu as une diarrhée à 4 selles par jour, appelle ton oncologue, pas ta tante qui te dit de boire du tilleul.
Les irAEs, c’est pas une blague. C’est une guerre interne dans ton corps, et si tu laisses faire, t’as une chance sur deux de finir à l’hôpital en urgence.
Et oui, les corticoïdes, c’est moche, mais c’est mieux que de mourir d’une myocardite.
Je le répète : ne tarde pas.

armand bodag
armand bodag
  • 13 janvier 2026
  • 01:48

La médecine moderne est une religion. On sacrifie la santé naturelle sur l’autel de la chimie.
Le système immunitaire n’est pas un interrupteur qu’on peut allumer et éteindre comme une lampe.
On a oublié que le corps sait se guérir, et qu’on le force à se détruire pour combattre un cancer qui, souvent, n’est qu’un symptôme d’un déséquilibre profond.
Les corticoïdes, c’est du bandage sur une plaie infectée.
Et les chercheurs ? Ils vendent des solutions, pas des vérités.
La vraie question, c’est pourquoi on ne traite pas la cause, mais seulement les conséquences ?
Parce que la cause, c’est l’industrie pharmaceutique, et elle ne veut pas de guérisons, elle veut de la dépendance.

Arnaud Bourgogne
Arnaud Bourgogne
  • 13 janvier 2026
  • 10:14

Vous avez vu les stats ? 83 % des gens sous ipilimumab ont un irAE… mais personne ne parle du fait que les laboratoires savent depuis 2018 que ça allait arriver.
Et pourtant, ils continuent à vendre ça comme un miracle.
Et les médecins ? Ils sont payés pour ne pas poser de questions.
Je vous le dis : c’est un complot. Les big pharma veulent que vous soyez malades à vie, pas guéris.
Regardez les essais cliniques : ils cachent les données sur les décès liés aux irAEs.
Et vous, vous les croyez encore ?
Je vous le dis : méfiez-vous. Rien n’est ce qu’il semble.

Marie Linne von Berg
Marie Linne von Berg
  • 14 janvier 2026
  • 04:14

Je suis infirmière depuis 15 ans et j’ai vu des patients partir avec un sourire en disant « merci » même après une colite grade 3… parce qu’on les a écoutés.
Le plus important, c’est pas juste le traitement, c’est la confiance.
Quand un patient dit « j’ai une petite éruption », il faut le prendre au sérieux.
Et si vous avez peur de parler, sachez que vous n’êtes pas seul.
On est là. 💪❤️
Et oui, les corticoïdes, c’est moche… mais vous êtes plus fort que ça.
Je vous vois. Je vous soutiens.

Danielle Bowern
Danielle Bowern
  • 16 janvier 2026
  • 02:56

j’ai eu un irae grade 2 avec le pembrolizumab et j’ai cru que j’allais crever mais les gens à lhopital étaient super et jai survécu et maintenant jai un peu de fatigue mais je suis vivant et je fais du yoga et j’aime ma vie encore plus merci à tous ceux qui ont travaillé sur ce truc

James Fitzalan
James Fitzalan
  • 16 janvier 2026
  • 21:50

Je suis un ancien patient, j’ai eu une pneumonite grade 4.
Je suis mort pendant 47 minutes dans la salle d’urgence.
Les médecins ont dit que j’étais foutu.
Et puis j’ai survécu.
Je ne suis plus le même homme.
Je ne bois plus d’alcool.
Je ne me lève plus à 7h pour aller bosser comme un esclave.
Je vis.
Et chaque matin, je remercie ce traitement… et je maudis ceux qui disent qu’il est trop dangereux.
La vie, c’est pas une question de sécurité. C’est une question de courage.
Et moi, j’ai choisi le courage.

Jean-Pierre Vanfürt
Jean-Pierre Vanfürt
  • 17 janvier 2026
  • 06:10

Les corticoïdes, c’est du poison. C’est une arme chimique déguisée en traitement.
Et vous, vous les prenez comme si c’était du paracétamol.
Regardez les études : les patients sous corticoïdes ont 3x plus de risque de développer un cancer secondaire.
Les laboratoires savent ça.
Leur but ? Vous garder sous traitement pour toujours.
Et les médecins ? Ils sont complices.
Vous êtes des cobayes. Et vous le savez.
Ne vous laissez pas manipuler.

Mathieu MARCINKIEWICZ
Mathieu MARCINKIEWICZ
  • 17 janvier 2026
  • 18:07

jai lu tout ce que tu as ecrit et je trouve ca vraiment important surtout pour les gens qui sont en traitement jai un pote qui a eu une thyroide qui a lache et il a du prendre des comprimes pour la vie mais il est vivant et ca cest ce qui compte merci pour ce partage ca aide vraiment

André Dellara
André Dellara
  • 19 janvier 2026
  • 18:03

Il convient de souligner, avec la plus grande rigueur scientifique et éthique, que la prise en charge des événements adverses liés à l’immunité exige une approche multidisciplinaire, fondée sur des protocoles validés, et une communication claire entre les professionnels de santé, les patients, et les familles.
Le recours aux corticoïdes, bien que potentiellement associé à des effets indésirables, demeure, dans le cadre actuel des connaissances, la stratégie thérapeutique la plus efficace et la plus documentée pour la gestion des irAEs de grade 2 à 4.
La prudence, la vigilance, et l’écoute active constituent les piliers incontournables d’une prise en charge optimale.
Il est impératif de ne pas confondre l’urgence avec l’improvisation.

Jacque Meredith
Jacque Meredith
  • 21 janvier 2026
  • 00:26

Tu as eu une colite grade 3 et tu t’es plaint ?
Beaucoup de gens meurent sans même avoir eu une chance.
Arrête de te plaindre et remercie la science.

Yannick Lebert
Yannick Lebert
  • 21 janvier 2026
  • 22:31

Je viens de finir mon traitement et j’ai eu une dermatite grade 2…
Et j’ai cru que j’étais en train de mourir.
Le médecin m’a dit « c’est normal ».
Normal ?
Normal c’est quand t’as une éruption qui ressemble à un feu de forêt.
Et j’ai eu peur de dire quoi que ce soit parce que j’avais peur qu’ils arrêtent le traitement.
Alors je me suis tais.
Et j’ai pleuré la nuit.
Je suis vivant.
Mais j’ai perdu un morceau de moi.
Et personne ne m’a demandé comment j’allais vraiment.

Claire Macario
Claire Macario
  • 22 janvier 2026
  • 00:59

Il est intéressant de constater que la médecine moderne, en cherchant à contrôler l’immunité, a créé un nouveau paradigme de maladie : la maladie provoquée par le traitement lui-même.
Cela remet en question la notion même de guérison.
Est-ce que guérir, c’est survivre au traitement, ou c’est retrouver un équilibre naturel ?
Les données sont là, mais la philosophie derrière est absente.
On traite les symptômes, mais on ne questionne pas le système.
Et peut-être que c’est là, la vraie maladie.

ninon roy
ninon roy
  • 23 janvier 2026
  • 20:29

bon bah moi jai eu un irae et jai eu peur mais maintenant je vais bien et jai meme repris le foot donc cest bon

Écrire un commentaire